L'oiseau de mes envies.

L'oiseau de mes envies.
Je n'ai plus l'inspiration mon ami je me meurs de toi. Je cours à la va-vite et je tremble sous le poids, tremble sous le poids, d'un espoir si lourd. Serait-ce enfin le répis, tant attendu ce soir, mon ami. Mon corps s'écroule, mes yeux ne voyent plus, crois-tu à la fin de notre âme? C'est cette chose devant moi que j'essaye d'attraper, mais qui fuit mes mains de désespérée. Regarde comment il se moque, comment il rit de me voir me crever ainsi. A tu foi en la chance mon ami, comme certains on foi en Dieu? Car moi je n'y crois plus, mes rêves sont corrompus, mes espoirs, déchus. Je suis face à cette douleur, oh toi mon âme soeur, je me brule dans la peur. Je n'arrive toujours pas, rien qu'un petit pas, mais tu vois tout s'arrete là. Je rêve de cet oiseau qui s'envolerait si haut qui m'emporterait avec lui près de l'infini. Et puis je t'aperçois, toi mon cher ami, qui bat encore pour le reste de ma vie. C'est par mégarde que je te garde, que je te regarde. Ne cherche pas plus loin, c'est ici que je vis, c'est toi qui sera ma fin.

# Posté le samedi 14 novembre 2009 11:37

Modifié le samedi 14 novembre 2009 11:49

Sweet Murder

Sweet Murder
N'avances pas dans le noir, tu ne peux plus rien voir. Et rejettes ta haine sur un être invisible. Ne prends pas garde, à ce qui arrivera. Tu ne veux pas voir, la douleur dans ses yeux. Et n'attends pas, jettes ton arme à ses pieds. Tu as eu tellement de regrets. Regardes les couler encore sur ta joue. C'est tellement pitoyable. Et tout ce que tu sais faire, c'est viser cette douceur avec ton revolver. Ne crois tu pas qu'elle n'y est pour rien? Peut-être est-ce une illusion? Non ce n'en est pas une. Tires! Deviens sourd le temps d'une seconde. Gardes les yeux fermés. Dans le silence ne les ouvres pas. Pourras tu subir cette vision? N'ai plus peur. Ce qui est fait est fait mon cher. Maintenant ouvres les yeux. Vois son corps inerte. Tu n'as pas d'excuses. Vois son sang perler sur le parquet. C'est une erreur. C''est juste un crime. Tu as tellement pensé à elle. Mais il n'en était rien pour elle. C'est la douleur qui t'a commandé. Poses ton arme près de son visage. Contemples une dernière fois ses courbes, son visage angélique, sa douceur divine. Touches une dernière fois ses lèvres pulpeuses, ses paupières closes. Sèches sa dernière larme. Pleures toi aussi. Pleures de tout ton c½ur, car s'en est fini à présent.

# Posté le lundi 24 août 2009 06:54

Modifié le samedi 29 août 2009 06:14

Rendez-vous au hasard.

Rendez-vous au hasard.
Monsieur X s'en va acheter un magnifique collier de perle pour Madame X.
Madame Y, s'en va faire les courses pour préparer un succulent plat à Monsieur Y.
Monsieur X claque un bon millier de dollard pour les bijoux de Madame X.
Madame Y reste près de son argent, les choses les plus simples plaisent à Monsieur Y.
Monsieur X telephone à Madame X, elle ne veux pas de bijoux trop peu couteux.
Madame Y telephone à Monsieur Y, il ne veux pas manger de boeuf ce soir.
Monsieur X hurle au telephone, il a déjà énormement dépensé.
Madame Y pleure, elle ne sait plus quoi faire pour faire plaisir à Monsieur Y.
Monsieur X marche et se cogne contre une dame.
Madame Y marche et se cogne contre un homme.
Monsieur X regarde Madame Y et la trouve sublime.
Madame Y regarde Monsieur X et le trouve charmant.
Monsieur X et Madame Y finiront dans un lit ensemble.

# Posté le vendredi 14 août 2009 08:33

Symphonie Perdue.

Symphonie Perdue.
La vie se défile en même temps que la fleur s'épanouie.
Il n'y a plus rien dans la ville, et surtout pas un cri.
Le temps se meurt en même temps que la fleur se fane.
On ne compte pas ses erreurs, on ne sent plus cette odeur que le corps emmane.

Le ciel n'a plus de couleurs, son horizon est sombre.
Rester à esperer le bonheur, et ne plus receuillir que de l'ombre.
Vivre pour rêver, quel drâme pour le roi de l'enfer.
Vous ne serez plus condamné, rejoignez la lumière.

La solution se trouve là, certes cherchez plus loin.
Je ne paierais pas cher de votre éclat, attendez donc la fin.
Et pour l'envol final, je m'y prendrais plus tôt.
C'est ainsi que ce fini le mal, qui s'éteindra bientôt.

# Posté le mercredi 12 août 2009 07:23

Un mot, et c'est toute ma vie qui défile.

Un mot, et c'est toute ma vie qui défile.
Sans savoir pourquoi. Je me jette à tes pieds. Sans aucune arrière pensée. Puisqu'elles sont mortes. De toute façon. Et puis tu sais la Terre tourne. Ma tête aussi. Mais mon coeur reste indemme. La déchirure, tu sais, n'est plus un problème. Il a souffert beaucoup plus. Oh oui je sais, je parle pour ne rien dire. Mais tu vois, les mots n'ont plus vraiment de sens dans ma tête. Ils défilent comme un film. Sans une coupure. Je ne les ai pas cherchés longtemps. Ce sont mes rêves qui les trouvent. Je n'ai plus qu'a les réciter. Voila pourquoi il y a un air de par coeur. Ils m'emportent et je m'envole. Ils me rapellent certains souvenirs. Que j'avais parfois oublié.
Je rêve éveillée. Je ne peux plus m'exprimer. Il y a tant de mystères. Et les mots se perdent. Dans l'infini de mon coeur. Dans un monde enchanteur. Où règne la terreur. Parfois même le bonheur. Et mes phrases. Ne savent parfois pas d'où elles viennent. Laisse moi leur trouver un passé.

# Posté le dimanche 03 mai 2009 06:48

Modifié le vendredi 14 août 2009 08:49

Quelle odeur peut-elle avoir?

Quelle odeur peut-elle avoir?
J'irai punir mes idées. J'irais gacher mes pensées. J'men contrefiche des regisseurs. Je vis sans angoisse. Je regarde sourde. J'écoute muette. Et je parle aveuglemment.

# Posté le dimanche 02 août 2009 17:35

Modifié le mardi 11 août 2009 08:21

I'm a whore

I'm a whore
I wanna cry.
I wanna scream.
Now I'm dangerous.
I wanna kill someone.
It's not okay.
I'm not a little pretty girl.
I 'm gonna hurt you.
You don't know.
Don't say that, you don't know.
You can't say that I'm alone.
Even if it's right.
Don't say that.
I wanna fuck this fucking world.
And your fucking words of evil.
I'm dangerous.
Go away!
I'm gonna kill you.
Go away!
I will make you cry.
If you stay here...
...You end up in my bed.

# Posté le dimanche 09 août 2009 20:08

Lettre Ouverte.

Lettre Ouverte.
J'ai vraiment besoin de le dire, parce que tu sais pas et t'a jamais su. Parce que tu sais très bien que cette année tout à été différent. Parce que tu sais que l'année qui viendra ne servira à rien. Tu le sais bien que plus rien ne se ressemblera. Tout changera. C'est pas un secret, ça n'a pas besoin d'être caché. J'ai tellement vécu pour toi. Et déjà je ressent ce lassement. Puisque tu pars de plus en plus. Puisque je ne peux pas te retenir. Parce que tout a grandi en toi. Je t'ai connu comme un rien. Tu n'avais rien de comparable à aujourd'hui. Il a fallu un an. Un an pour que tout change. J'y suis pour quelque chose je le sais. Tu a évolué, serait-ce en bien, en mal, j'en sais trop rien, je suis mal placée pour juger. Tu sais aussi bien que moi que rien n'est comme au début. Mais voilà, aussi bizarre que cela puisse paraître, en un an j'ai eu l'impression de voir défiler quinze ans de ta vie. Parce que je connais presque tout, et parce que j'ai tout vu arriver. Le pire et le meilleur à chaque fois se sont succédés. Pour mon bonheur et mon malheur. Parce que jamais je ne pouvais me montrer "normale". Parce qu'à chaque fois quelque chose me retenait. Parce que mon esprit me disait "non", et que bien desfois j'étais à deux doigts de craquer. Tu sais pas que d'un côté je vivais les meilleurs instants de ma vie, mais que ces instants me tuaient à chaque fois que j'y pensais. J'en avais pas fini d'écrire des pages et des pages sur toi. Parce que sans le vouloir tu m'a marqué. Je ne peux pas tout dire, ce serait vraiment trop long. Et même Internet n'est pas capable de contenir tout ceci. Alors tu ne le sauras jamais, mais un an aura suffit pour que tu changes ma vie. Jamais je ne pourrais oublier.

# Posté le samedi 08 août 2009 18:16

I Will Kill Your Mind.

I Will Kill Your Mind.
Il a soif, il a faim, de corps qui ne sont pas les siens. Perversion, c'est son nom, il aime toucher son corps, poser ses lèvres sur ce territoire qui ne lui appartient pas. Il profite, il s'agite, et agit, discretement, c'est ce qu'il pense. Il use et abuse, de gestes et de paroles. Il la touche sans tabou et elle ne dit rien. Elle a peur de parler, prisonnière d'un tyran qui la soumet à ses désirs pervers. Et toi abruti, tu utilises tous les moyens pour arriver à tes fins, tu as nié, mais tu as fini par avouer, que les corps sont des objets pour toi, que tu aimes l'interdit. Tu implores un pardon qui ne se mérite pas. Elle t'a cru, et pourtant, il n'y aura plus personne pour laver tes crasses. Ce n'est pas dans un lit près d'un corps que tu trouveras le bonheur. Ce n'est pas en faisant souffrir que tu pourras continuer à sourire. Dictateur d'une loi qui n'existe pas. Tu as faim, de sa chair, de son sang, son odeur, son toucher. Mais, oublies, abruti, que toucher n'est pas aimer. Que maintenant tout change, la vérité à éclaté. Tu ne pourras plus esperer le moindre baiser. Obsédé, agresser, c'est tout ce que tu as aimé. Mais le corps n'oublie pas, les cicatrices invisibles, d'un passé depuis longtemps oublié

# Posté le dimanche 02 août 2009 18:02

Modifié le vendredi 07 août 2009 12:33

Alcoolique drogué à tendance suicidaire.

Alcoolique drogué à tendance suicidaire.
Boum. Boum. Boum. Je vois tellement flou. Je n'ai aucune notion de l'heure. Et j'ai mal à la tête. Ma tête est collée. Mais à quoi? Decollement. Arrachemment. Résultat? Le contoir d'un bar. Autour de moi, une dizaine de verres. Vides évidemment. Je me rappelle pas de leur contenu. Devant moi, le barman. Allez debout qu'il me dit. Ta gueule! Je me lève. Monsieur Darron, vous devriez rentrer. Je sais je suis pas con. J'ai pas vraiment le sens de l'équilibre. Je sors. Vite un taxi. Enfin! Tiens, mais vous êtes Damien Darron? Possible. Je vous ai vu à la télé la dernière fois, vous êtes fort! Possible. Vous allez où monsieur Darron? Place Bellecourt. A la prochaine monsieur Darron, ravi de vous avoir conduit. Heureusement qu'il y a un ascenseur dans cet appartemment. Plus le temps de dormir. Un air de Perfect Day de Lou Reed, et un bon bain, c'est tout ce qu'il me faut. Tiens? J'avais laissé mon portable. Vingt-trois appels manqués d' Esteban. Allo? C'est Damien. Putin Damien, enfin j'arrive à t'avoir, qu' est-ce que t'a foutu c'te nuit? J'ai pas arrété de t'appeler! Je sais. Et tu peux pas répondre? J'avais pas mon portable. Tu m'a fait peur vieux con. Pas de quoi. Bref, qu'est-ce que tu fais aujourd'hui? Je prend mon bain. Et ensuite? C'est tout. Je vais passer te voir, dans une heure c'est bon? Ouais. Présentations. Esteban, c'est mon supposé meilleur ami. En fait je crois surtout que c'est mon seul ami. Je crois aussi qu'il me considère comme son frère. C'est un couillon, mais je l'aime bien. Il essaye tout le temps de me proteger. Parfois pour n'importe quoi. Mais je ne lui en veux pas. En vérité j'en ai assez. De quoi? Laissez moi vous expliquer. Je suis donc Damien Darron. Le fils de la célèbre actrice Joan Dewitt et de l'homme d'affaire Mickael Darron. Un couple qui fesait régulièrement la une des journaux. Avec ses hauts et ses bas. Puis ma mère est morte lors de mes neuf ans. Du coup la presse nous a suivi de partout. Pensant nous aider mon père et moi dans notre chute au enfers. Celà n'a fait qu'empirer l'état catastrophique de mon père qui avait sombré dans la déprime. Il s'est suicidé l'année suivant la mort de ma mère. J'ai naturellement hérité de toutes les fortunes. J'ai ensuite été elevé par l'entourage de mes parents, passant de foyers en foyers. Puis à dix-huit ans j'ai enfin touché la fortune de mes parents. Evidemment vu que je suis devenu l'héritier le plus riche au monde, les médias n'ont fait que me suivre. Et peu à peu, je crois que j'ai sombré dans une sorte de débauche. Par exemple, je me sers de mes mains pour rouler des joints. Et mes narines acceuillent toute sorte de poudres diverses. Voilà la vie du plus riche des héritiers. Pitoyable n'est-ce pas? Je suis un de ceux qui se figurent que le monde est mal fait, et qui préfère utiliser des substances pour planer dans un monde meilleur. Evidemment, mes frasques sont toutes rapportées dans les journaux à scandales. Mais je m'en tape un peu à vrai dire. J'aime faire la fête. Que ce soit seul ou entouré de personnes que je ne connais pas. Et puis je ne suis pas dupe, je sais que dans chaque soirée il y a de multiples paparazzis. Il suffit juste de remarquer les crepitemments des appareils photo. Et regardez les moi qui essayent de me suivre jusqu'au chiottes. Parce que eux se doutent de ce que je fous dans ces chiottes. Mais aucun n'a réussi à en avoir une preuve. Chacun a essayé d'y chercher une cuillere ou une seringue après ma sortie. Mais je prend certaines précautions. Et jamais ils n'en trouveront. Mes soirées ne se finissent jamais. Du moins j'en ai l'impression. Je me retrouve souvent dans les bras d'Esteban. Sans comprendre grand chose. Et je le vois parler. Me parler. Mais je n'entend rien. Ou je ne comprend rien. Je suis trop défoncé pour ça. Tant pis, je fais ce que je veux. Je suis Damien Darron, je suis riche et je m'en tape. Mais ce soir c'est différent. Je suis seul chez moi. Je vais donc prendre mon bain avec un peu de musique. Mais ce bain ne dure pas longtemps. Je deteste la chaleur à longue durée. Je vais faire un tour aux chiottes. Je ressors plus détendu. Je m'assois sur mon fauteuil. J'attend Esteban qui devrait pas tarder. J'allume la chaine hi-fi. Un leger son de Bullets de Archive. Et je regarde, mais sans regarder. Et je comprend, sans comprendre. Et j'écoute, sans écouter. Je ferme les yeux. Je m'appelle Damien Darron, je suis un riche héritier et ce soir je suis mort.

# Posté le mardi 21 juillet 2009 16:11

Modifié le dimanche 02 août 2009 17:29